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Retour sur le forum "Initiative Grande Muraille Verte et Société Civile" à Ouagadougou, Burkina Faso

L’Union Africaine et l’UICN ont organisé un forum "Grande Muraille Verte - Société Civile" du 24 au 26 juillet 2018 à Ougadougou, Burkina Faso. Retour sur cette rencontre qui a regroupé une centaine d’acteurs de la société civile, des agences nationales de la Grande Muraille Verte et d’institutions de 10 pays.

L’Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS ou GMV), programme panafricain dont l’objectif principal est de restaurer et gérer durablement les terres dans la région sahélo-saharienne, ne saurait voir le jour sans un engagement de tous, une synergie d’actions qui relient les secteurs et les acteurs. Les Organisations de la Société Civile (OSC), notamment africaines, constituent un puissant moteur de développement et une interface crédible entre, d’une part, les décideurs et les structures gouvernementales et d’autre part, les communautés de base. Aussi, les OSC ont-elles un rôle prépondérant à jouer dans la mise en œuvre de l’IGMVSS ? 

C'est à Ouagadougou, du 24 au 26 juillet dernier, qu’une centaine d’acteurs de la société civile, des agences nationales de la Grande Muraille Verte et d’institutions (FAO, UA, IUCN, ONU Environnement) de 10 pays, se sont réunis pour donner des éléments de réponse à cette question.  

Le ReSaD, qui a appelé maintes fois à une plus forte implication des (OSC) dans la mise en œuvre de la GMV, et qui a amplement contribué à faire connaître l’initiative auprès des OSC Sahéliennes, était présent et très visible. Ont notamment fait le déplacement : les points focaux ReSaD du Niger, Mali, Burkina, le chargé de liaison du Groupe de Travail Désertification (GTD), la coordinatrice générale et son assistante, une vingtaine de membres SPONG et un membre du CNCOD. Durant les trois jours de travaux, les différents acteurs ont mis un accent sur la nécessité de promouvoir et de s’approprier le concept de la Grande Muraille Verte et ont travaillé sur les cinq grands axes suivants : 

  • coordination et synergie des acteurs,
  • communication et gestion des connaissances,
  • suivi et évaluation,
  • mobilisation des ressources,
  • coopération Sud-Sud et Nord-Sud.

Les principales recommandations des OSC

Les OSC et notamment le ReSaD, ont plaidé pour une promotion du réseautage, des coalitions et des consortiums tout en conservant les principes incontournables de la coopération internationale (transparence, solidarité, complémentarité redevabilité, bonne gouvernance et leadership assumé). De tels réseaux faciliteront la mobilisation des ressources et la mutualisation des efforts à l’image de ce qu’a pu faire le réseau des éleveurs de l’Afrique de l’Ouest qui, en l’espace d’une décennie ont permis la prise en compte effective de la problématique pastorale dans les politiques de développement. Il faut d'ailleurs prendre en considération les plateformes existantes pour éviter les compétitions entre les différents acteurs.

La commission de l'Union Africaine a été invitée à faire le point sur l'appel à manifestation d'intérêt qui avait été fait en 2016 pour mobiliser la société civile panafricaine pour la mise en œuvre de la GMV. Dans la continuité, les OSC ont exprimé leur souhait d'être incluses dans le prochain processus de révision de la Stratégie harmonisée et du Cadre de résultats (en vue de son alignement sur le nouvel agenda de la Convention des Nations-Unies sur la lutte contre la Désertification). Des mesures doivent par ailleurs être prises pour que ceux-ci soient vulgarisés et accessibles à tous.

Il a été discuté d'un modèle de reporting qui prend en compte les spécificités de l'activité de la société civile dans le cadre de la mise en œuvre de la GMV. Au niveau du suivi-évaluation, un mécanisme pour la contribution effective des OSC a été proposé et débattu. 

Des efforts restent à faire au niveau de la communication, qu'il faut renforcer pour permettre une appropriation par les populations et les différents acteurs du concept de Grande Muraille Verte. 

Enfin, conformément aux conclusions et recommandations de la 4ème session du Comité de Pilotage régionale de la GMV, il faut développer aux différentes échelles une stratégie particulière pour l'implication de la société civile pastorale. Lire le papier de position du ReSaD sur l'implication du pastoralisme dans la mise en oeuvre de la GMV.

Le ReSaD s’attachera à poursuivre les discussions avec l’UA, l’UICN et les agences nationales de la GMV sur l’articulation entre les actions des OSC et de la GMV.

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