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Rapport spécial du GIEC : les graves conséquences d'un réchauffement à 1.5°C

Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a publié, ce 8 octobre 2018, un rapport spécial qui détaille les lourdes conséquences d’une augmentation des températures globales à 1.5°C… et au-delà.

Commandé en 2015 à Paris lors de la COP21, il s'agit du premier rapport spécial sur les conséquences d'un réchauffement climatique supérieur à 1.5°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Ce document servira de base scientifique au "Dialogue de facilitation" qui se clôturera lors de la COP24 en décembre 2018 à Katowice (Pologne), afin de faire le point sur les efforts fournis par les Etats en vue d'atteindre l'objectif de l'Accord de Paris et inciter les pays à prendre des engagements plus ambitieux d'ici à 2020.

Comparaison des effets entre + 1.5°C et + 2°C

Un des intérêts de ce rapport est qu’il procède à une compilation des connaissances scientifiques pour comparer les conséquences entre un réchauffement de 1.5°C par rapport à 2°C. Des points de non-retour et de basculement dans les écosystèmes pourront être franchis dès le dépassement de + 1.5°C.

Dans un monde à 1.5°C, le changement climatique touchera tous les territoires du globe, mais aura encore plus d’impacts dans les régions les plus pauvres. L’hémisphère Nord souffrira de l’augmentation de la fréquence des vagues de chaleur et de leur intensité. Le sud de l’Europe pourrait d’ailleurs basculer dans une désertification avancée d’ici à la fin du siècle. Le risque d’inondation et de sécheresse sera aussi renforcé en Amérique du Nord, Europe et Asie… Et la situation serait bien pire si on atteint + 2°C de hausse des températures !

Même à +1.5°C, les espèces vivantes dépourvues de capacités suffisantes d’adaptation souffriront d’une forte mortalité. Les cultures céréalières verront une baisse de leurs rendements plus important à + 2°C, notamment en Afrique, en Asie du Sud-est et en Amérique latine. La prise annuelle de poissons sera réduite de 1.5 million de tonnes à + 1.5°C, contre plus de 32 millions de tonnes à + 2°C. Ecosystème indispensable à la vie de nombreuses espèces aquatiques, les récifs coralliens disparaîtront de 70 à 90% à + 1.5°C, et jusqu’à 99% à + 2°C… Or, la trajectoire actuelle d’élévation des températures se situerait au-dessus de + 2°C si les Etats ne redoublent pas d’efforts pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.

 

Quel message à l’attention des décideurs ?

Le GIEC dispose du mandat d’être descriptif, et non prescriptif. En d’autres termes, son rôle est de donner tous les éléments scientifiques aux décideurs afin de les aider à prendre des décisions responsables pour le bien de tous. Il donne néanmoins des pistes de solutions qui permettraient de limiter les dégâts.

Le rapport souligne la nécessité de réduire radicalement la demande en énergie du transport, de l’industrie, des bâtiments. La part d’énergie renouvelable dans le mix énergétique devra notamment atteindre 70-85% d’ici 2050. Il pointe aussi l’indispensable contribution du secteur financier dans la lutte contre le changement climatique, impliquant un changement sociétal profond et un changement du paradigme actuel…

 

Consulter le résumé à l’attention des décideurs

Vous pouvez dès à présent consulter le résumé à l’attention des décideurs de ce rapport spécial (version anglaise). Rendez-vous en 2022 pour le 6ème rapport sur l'évaluation du climat !

 

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