Menu

Les 5 et 6 octobre 2017, se sont tenues à Ouagadougou les premières assises nationales de la coopération décentralisée

Le Burkina Faso est un partenaire historique de la France pour ses coopérations décentralisées : partenariats entre collectivités territoriales du Nord et du Sud autour de compétences et d’objectifs de développement commun. Aujourd’hui, de nouvelles collectivités européennes s’engagent dans la coopération décentralisée, et on assiste aussi à l’émergence de partenariat Sud-Sud. Les assises ont permis de mettre en commun ces initiatives, et de mobiliser un grand nombre d’acteurs autour d’elles.

Le SPONG a pris part à ces assises dans l’optique d’y présenter le module de form’action, développé pour renforcer les compétences des communes sahéliennes dans le montage de projets de gestion durable des terres, et qui apparaît comme un outil pertinent pour renforcer les programmes de coopération décentralisée sur les questions environnementales et agricoles.

Pour cela, l’ONG APIL, membre du SPONG, est intervenue dans une table-ronde portant sur la synergie d’actions entre les collectivités locales et les ONG. Les échanges ont mis en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés collectivités et ONG dans la collaboration autour du développement des territoires.

Sur le terrain, les ONG peuvent avoir tendance à mener des actions sans réelle communication vis-à-vis des autorités locales et nationales. Les collectivités quant à elles, constituent un acteur émergeant du développement. Elles sont pour la premières fois citées dans les Objectifs du Développement Durable de l’Agenda 2030 ; et d’après le représentant de Cités Unies France, cela va avoir beaucoup de conséquences. Les grands bailleurs, questionnant la dispersion des montants colossaux de l’aide publique au développement et de l’aide humanitaire, ont émis le principe d’allouer 25% de l’aide aux acteurs locaux d’ici à 2020. Le défi va être pour les collectivités locales de se positionner sur cette fenêtre, et les ONG doivent se positionner cette fois, en accompagnement de l’émergence de ces nouveaux acteurs du développement.

Aussi les initiatives et bonnes pratiques de collaboration doivent être rendue visibles et diffusées. Les participants à la table-ronde ont pu échanger et présenter les leurs : l’ONG APIL dans ses localités d’intervention, établi des conventions avec les autorités villageoises, communales et régionales. Cela favorise notamment la planification et le suivi des actions. M. Ouedraogo constate également que les élus locaux sont de plus en plus attentifs aux interventions des ONG.

En France les Réseaux Régionaux Multi-Acteurs rassemblent les acteurs du territoire engagés dans le développement et la solidarité internationale (dont les collectivités et les ONG), pour renforcer la qualité des projets menés et ouvrir les citoyens sur le monde en instaurant des dynamiques d’échanges entre acteurs.

L’Association Internationale des Régions Francophones a formé des techniciens régionaux au Sud, pour qu’ils répondent à des appels à projet des grands bailleurs internationaux. Il y a déjà plusieurs succès, dont une région béninoise qui a pu mobiliser un financement auprès de l’Union Européenne.

Avec le module de form’action, le ReSaD souscrit entièrement à cette vision d’accompagner les autorités locales, pour qu’elles investissent leur rôle de porteurs de développement sur leurs territoires, et qu’elles soient reconnues comme tel par les institutions et les bailleurs de fonds. La présentation du module a été reçue avec beaucoup d’intérêt de la part des participants, et des personnes rencontrées par la suite. Ces assises de la coopération décentralisée au Burkina Faso ont donc constitué une étape dans la diffusion du module, permettant d’identifier des partenaires potentiels pour sa mise en œuvre ainsi que des collectivités qui souhaitent en bénéficier.

informations cookies

Les cookies assurent le bon fonctionnement de notre site. En continuant la navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies.